Parc bateau ImeldaLe bateau Imelda et son parc aménagé à l'intersection des rues Roy et des Oblats.
Ce navire d'une autre époque a été restauré sous la responsabilité de la Corporation Le Château Logue Inc.

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Le remorqueur Imelda M. au départ d’une journée de travail, avec le remorqueur Pythonga en arrière-plan. Réservoir Baskatong, juillet 1988

Source photo : Éloi St-Amour

Collection : Le Château Logue Inc.

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Le remorqueur Imelda M. au barrage Lacroix en octobre 1995. En arrière-plan les barges cuisine et dortoir. Réservoir Baskatong.

Source photo : François Ledoux

Collection : Le Château Logue Inc.

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Le remorqueur Imelda M. au centre avec ses collègues de travail. En avant plan, le remorqueur Basko. Au barrage Lacroix, réservoir Baskatong, août 1989

Source photo : Éloi St-Amour / Alain Lafrance

Collection : Le Château Logue Inc.

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L’Imelda arrive au Réservoir Baskatong en provenance du Réservoir Cabonga au début des années cinquante. Il a œuvré sur les eaux du Baskatong jusqu’à la fin de 1992.

Il tient son nom de l’épouse de Monsieur Ermenégilde Merleau, qui était assistant gérant de la C.I.P. Inc. à l’époque.

Le travail du Imelda consistait en la formation des îlots de bois au moyen d’estacades, en vue de la grande traversée du Baskatong. Dans le langage des draveurs on appelait cette opération le “booming”.

Ce travail necessitait de trois à quatre remorqueurs, le Whalen, le Simone, le Patsy Jo et le Basko accompagnaient le Imelda dans son travail. Chaque îlot de bois pouvait contenir jusqu’à 1000 cordes (3000 m ) de bois. Les essences étaient le cyprès, le sapin, l’épinette et le pin. Les draveurs préparaient de trois à quatre îlots que le Remorqueur Pythonga touait jusqu’au Barrage Mercier.

L’équipage était composé de trois hommes; un capitaine et deux hommes de pont (deckhand), des hommes tous très téméraires, dont plusieurs ne savaient pas nager.

Avant les années soixante, les remorqueurs n’étaient pas équipés de vêtements de flottaison individuels. Les systèmes de communication par radio font eux aussi leur apparition au début des années soixante.

Les Lafrance, St-Amour, Lafontaine, Guibault, Lacoursière, Riel, Lacroix, Begley, pour ne nommer qu’eux, sont tous des gens qui ont œuvré sur ce type de remorqueur. Les équipages prenaient le large pour des périodes de six ou sept jours.

Le bois flotté sur le réservoir Baskatong provenait des chantiers du nord de la Gatineau. Ainsi, le bois acheminé par la rivière Gens de Terre arrivait des chantiers du secteur Cabonga et des camps Pensive et Landron. Le bois de la Gappe de l’Esturgeon provenait de Parent et de Clova. Le bois qui arrivait par le lac Piscatonsin provenait des chantiers du dépôt du lac d’Argent.